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1 mai 2020

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Le coin des parents : Comment gérer la colère chez les jeunes enfants ?

Particulièrement présente entre 18 mois et 5 ans, les crises de colères peuvent perdurer jusque vers 8 ou 9 ans chez certains enfants plus émotifs. Mais les colères sont naturelles, il s’agit simplement d’un moyen d’exprimer ses émotions.

On considère à tort l’agressivité comme une chose négative. Or, si l’on reprend la définition même du mot, l’agressivité correspond à une énergie vitale, à la combativité, au « sortir de soi pour aller vers l’autre ». L’agressivité permet le conflit, l’opposition, l’affirmation de soi et ainsi, la socialisation.

Alors faut-il laisser les enfants être agressifs ?

Comment gérer la colère chez les jeunes enfants ?

Attention tout d’abord à ne pas confondre agressivité et violence. Le travail de l’adulte est d’accompagner l’enfant pour que cette énergie ne se transforme pas en rage ou en haine. 

Pour cela, l’adulte doit déjà entendre la colère de l’enfant de façon à ce qu’il puisse décharger sa violence. Si on ne prend pas en compte sa colère, cela se transformera bien souvent en agression de l’autre. Ne dites donc jamais « mais ce n’est rien, tu n’as pas de raison de t’énerver pour ça ». Cela revient à nier la colère de l’autre, à lui dire ce qu’il a le droit de penser ou non. En tant qu’adultes, nous ne supporterions pas qu’une personne nous dise cela !

Comment l’aider à faire bon usage de sa colère ?

Il ne faut pas ignorer l’enfant pendant sa colère, ni le punir parce qu’il s’énerve. Mettre un enfant au coin (par exemple) parce qu’il fait une crise de colère, c’est le laisser seul face à cette émotion. Cela peut créer une explosion (insultes, violence envers lui-même ou envers les autres…).

Attention toutefois à « ne pas en faire trop » non plus. Accordez trop d’importance à une crise de colère, c’est en faire quelque chose d’anormal.

La solution est dans l’expression de cette colère.

Comment gérer la colère chez les jeunes enfants ?

En tant qu’adulte, nous devons garder notre calme et l’aider à verbaliser : « Tu es en colère contre quoi ? À propos de quoi ? Pour obtenir quoi ? ». Et en faire de même pour sa réponse : « Ah, tu t’énerves parce que tu as peur, tu es anxieux/déçu/frustré/triste… »

Oui, il a le droit de râler, de pleurer, de s’énerver. Les émotions ne se commandent pas, à l’inverse du comportement. Il faut donc tout de suite dire « non » lorsque l’enfant se montre violent avec les autres ou avec lui-même car il s’agit là d’un comportement. 

Félicitez-le lorsqu’il réussit à exprimer ses émotions négatives et ses besoins par des mots plutôt que par des crises.

Il convient également de laisser l’enfant faire ses choix : « On ne se pose qu’en s’opposant » écrivait Hegel. L’enfant se fâche parce qu’il voulait un yaourt à la pêche et non un yaourt à la banane ? Donnez-lui un yaourt à la pêche, vous lui apprenez ainsi à ne pas se plier systématiquement à la volonté de l’autre. Tant que sa sécurité physique et mentale sont respectées, il est bon de le laisser décider de certaines choses de temps en temps. Le but n’est pas non plus de lui laisser penser qu’il peut obtenir tout ce qu’il veut dès lors qu’il se fâche.

Concrètement, que faire alors ?

Comment gérer la colère chez les jeunes enfants ?

-> Gardez votre calme et ne cédez pas sur les choses importantes.

-> Pour les plus petits, placez les objets qu’ils ne doivent pas toucher ou qui ne sont pas adaptés à leur âge, hors de leur portée et de leur champ de vision afin d’éviter les frustrations. Détournez leur attention lorsque vous sentez leur colère monter ou amenez-les dans une autre pièce.

-> Trouvez des stratégies pour prévenir certaines frustrations. Par exemple, si votre aîné se met en colère lorsque sa petite sœur défait le puzzle qu’il est en train de faire, proposez-lui de s’installer sur la table plutôt que sur le sol.

-> Quand vous sortez ensemble, prévenez l’enfant de ce qui l’attend. Si, par exemple, vous allez faire des courses, dites-lui d’avance que vous n’allez pas lui acheter quelque chose mais que vous le laisserez choisir les céréales par exemple. Vous pouvez aussi lui donner une petite tâche à accomplir.

-> Laissez les enfants symboliser leur violence. On pense souvent que les armes factices, les histoires violentes, les jeux vidéo sont mauvais pour les enfants. Or, ils ont toujours existé. Auparavant, on trouvait des contes pour enfants terrifiants (Pierre et le Loup, le Petit Poucet…) et des soldats de plombs par exemple. Ils sont bénéfiques car ils mettent des images sur la peur, sur la violence, la colère… La violence fascine les enfants et les jeux permettent de faire ressortir le « méchant » qui est en chacun de nous. Là encore, il faut mettre des mots, dire que « c’est pour de faux », que ce qui se fait dans ce jeu est interdit dans « la vraie vie ».
C’est une catharsis donc nul besoin de décorer les armes avec des fleurs ou d’interdire aux enfants de « jouer à la bagarre » (tant qu’ils ne se font pas mal bien sûr !). Empêcher les enfants de symboliser leur violence, c’est faire de la violence un interdit donc quelque chose d’attirant.

-> Surveillez la montée de la violence lors des jeux afin d’en proposer un autre lorsqu’elle augmente.

-> Laissez les enfants régler leurs problèmes entre eux autant que possible dans un premier temps. Intervenez dès que la situation s’enlise.

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